
Crise technologique : pourquoi le prix de nos appareils électroniques vont exploser !
Moi c’est Pedro, et ici, chaque jour, je décrypte une actualité marquante en une dizaine de minutes, pour aller au-delà des gros titres, remettre du contexte, donner mon avis et surtout vous faire réfléchir.
Nous sommes le 23 février 2026, et aujourd’hui je vous propose de parler d’un sujet qui nous concerne tous, même si on ne s’en rend pas encore totalement compte : la crise qui s’annonce sur les produits électroniques, avec une flambée des prix des matières premières et en particulier… de la mémoire RAM.
Depuis hier, de nombreux sites tech et économiques alertent sur une tension très forte qui s’aggrave dans l’industrie électronique mondiale. Le constat est assez simple : les composants clés deviennent plus rares, plus chers, et donc les produits finis vont suivre la même trajectoire. Smartphones, ordinateurs, consoles, objets connectés… tout est concerné.
Ce qui s’est passé hier, c’est une accumulation de signaux faibles qui deviennent des signaux forts. Les grands fabricants de semi-conducteurs ont confirmé que la demande explose, mais pas forcément là où on l’imagine.
Aujourd’hui, la priorité n’est plus donnée aux appareils grand public, mais aux besoins massifs liés à l’intelligence artificielle, aux data centers et au cloud. Résultat : la production de mémoire vive est redirigée vers des usages industriels et professionnels, beaucoup plus rentables.
Des groupes comme Samsung ou Micron ont reconnu que leurs lignes de production sont sous pression constante. La RAM, qu’elle soit utilisée dans un PC, une console ou un smartphone, est aujourd’hui en concurrence directe avec la RAM utilisée pour entraîner et faire fonctionner des modèles d’IA de plus en plus gourmands.
Et quand l’offre ne suit plus la demande, le marché réagit toujours de la même façon : les prix montent. Depuis hier, plusieurs analystes expliquent que les fabricants d’appareils électroniques n’ont plus vraiment de marge de manœuvre.
Soit ils absorbent la hausse et réduisent fortement leurs profits, soit ils la répercutent sur le consommateur final. Et on sait très bien quelle option est la plus probable.
Concrètement, ça veut dire quoi pour nous ? Ça veut dire que le prochain ordinateur que vous achèterez pourrait coûter significativement plus cher, même à performances équivalentes.
Ça veut dire que les consoles de nouvelle génération risquent d’arriver plus tard que prévu, ou à des prix bien plus élevés. Ça veut dire aussi que certains produits pourraient devenir plus rares, avec des ruptures de stock prolongées, comme on l’a déjà connu pendant la crise sanitaire… mais cette fois, sur la durée.
Et ce phénomène ne concerne pas seulement la RAM. Les matières premières nécessaires à la fabrication des composants électroniques — silicium, cuivre, terres rares — sont elles aussi sous tension.
Sur ce sujet, les réactions sont très partagées.
D’un côté, certains acteurs tirent clairement la sonnette d’alarme. Elon Musk, par exemple, explique que la pénurie de composants devient un frein structurel à l’innovation technologique.
Même son de cloche du côté de Demis Hassabis, le patron de Google DeepMind, pour qui la RAM est devenue un véritable goulot d’étranglement mondial.
À l’inverse, certains analystes appellent à relativiser. Selon eux, le marché des semi-conducteurs est cyclique par nature et l’industrie finira par s’adapter, comme elle l’a déjà fait par le passé.
D’autres estiment même que cette situation pourrait avoir un effet positif à long terme : mieux optimiser les logiciels, allonger la durée de vie des appareils et ralentir la course permanente au renouvellement.
Mon avis : nous sommes à un moment charnière. Pas forcément une crise brutale, mais une transformation profonde de notre rapport à la technologie.
Le progrès est une chance immense, mais s’il se fait au détriment de l’accessibilité pour le grand public, alors le débat mérite d’être posé.
Avant de conclure, pensez à vous abonner au podcast sur Spotify, Apple Podcasts, YouTube ou votre plateforme préférée. C’est le meilleur moyen de soutenir le projet.
Et je vous laisse avec cette question :
Est-ce que le progrès technologique doit avancer coûte que coûte, même s’il rend certains outils essentiels moins accessibles, ou faut-il mieux équilibrer innovation et équité ?
À demain, pour un nouvel épisode de Pedro Décrypte l’Actu.

