
Pedro Décrypte l’Actu – Épisode du 13 février 2026
Salut à toutes et à tous, moi c’est Pedro et bienvenue dans Pedro Décrypte l’Actu, le podcast où je prends une actualité par jour et je la décrypte avec vous en dix minutes, pour comprendre ce qui se passe vraiment derrière les gros titres.
Nous sommes aujourd’hui le 13 février 2026, et l’actu que j’ai choisie aujourd’hui a fait énormément réagir hier sur le net, notamment dans le monde de la finance et des cryptomonnaies.
Hier, une information majeure est tombée : les Pays-Bas ont voté un projet de loi visant à taxer les plus-values sur les actifs financiers, y compris les cryptomonnaies comme le Bitcoin, même lorsque ces gains ne sont pas encore réalisés, c’est-à-dire même si l’investisseur n’a pas vendu ses actifs.
Concrètement, cela signifie que si vous détenez du Bitcoin, de l’Ethereum ou d’autres actifs numériques, et que leur valeur augmente sur l’année, l’État pourrait vous demander de payer un impôt sur cette hausse… sans que vous ayez touché un seul euro.
Selon plusieurs médias spécialisés comme TradingView, CoinTelegraph ou KuCoin News, cette réforme entrerait en vigueur en 2028, avec un taux qui avoisinerait les 36 % sur les gains réels, calculés de manière annuelle, qu’ils soient encaissés ou non.
L’objectif affiché par le gouvernement néerlandais est de remplacer un système fiscal jugé injuste, basé jusqu’ici sur des rendements fictifs, par un système censé refléter la véritable performance des investissements.
Sur le papier, l’argument peut sembler logique. Mais dans la pratique, cette annonce a déclenché une véritable onde de choc dans l’écosystème crypto.
Pourquoi ? Parce que les cryptomonnaies sont extrêmement volatiles. Une forte hausse peut être suivie d’une chute brutale, parfois en quelques jours. Et dans ce cas-là, l’investisseur pourrait se retrouver à payer un impôt sur une richesse qu’il n’a plus.
Plusieurs économistes et responsables politiques néerlandais se sont exprimés en faveur de cette réforme. Des membres des partis D66 et VVD expliquent que ce système permettrait une fiscalité plus juste et plus transparente, tout en limitant certaines optimisations fiscales utilisées par les investisseurs les plus fortunés.
Certains fiscalistes, cités dans la presse financière, estiment également que cette réforme pourrait servir de base à une harmonisation fiscale européenne à long terme.
À l’inverse, les critiques ont été immédiates et nombreuses. Des investisseurs crypto, des analystes financiers et des spécialistes de la finance personnelle dénoncent une mesure jugée dangereuse et déconnectée de la réalité des marchés.
Beaucoup rappellent qu’on ne devrait pas être imposé sur de l’argent que l’on n’a pas réellement encaissé, surtout lorsque cet argent est immobilisé dans des actifs aussi instables que les cryptomonnaies.
Certains experts évoquent même un risque de fuite des capitaux, les investisseurs pouvant être tentés de déplacer leurs actifs ou leur résidence fiscale vers des pays plus attractifs.
Et maintenant, la vraie question : et la France dans tout ça ?
Dans mon cas, je ne souhaite clairement pas que ce type de taxation arrive en France. Pas parce que je suis contre l’impôt, mais parce que je pense que taxer des gains non réalisés pose un vrai problème de principe.
Aujourd’hui, en France, les cryptomonnaies sont taxées lors de la vente, donc lorsqu’il y a une réalisation effective du gain. C’est un système simple, lisible et cohérent.
Si la France décidait demain de suivre le modèle néerlandais, certains particuliers pourraient se retrouver à devoir payer un impôt sur une hausse temporaire de leur portefeuille, sans avoir la trésorerie nécessaire pour le faire.
Imaginez investir 5 000 euros, voir votre portefeuille monter à 12 000 euros en fin d’année, puis redescendre à 6 000 euros quelques mois plus tard. Vous n’avez rien vendu, rien encaissé, mais vous pourriez être imposé sur une plus-value théorique.
Est-ce vraiment juste ?
Certains diront que ce type de mesure permettrait de limiter la spéculation et de renforcer l’équité fiscale. D’autres estimeront qu’elle freinerait l’innovation, découragerait l’investissement et pénaliserait une génération qui voit dans les cryptomonnaies un outil de liberté financière.
Personnellement, je pense que le débat doit être posé avant même d’envisager ce type de réforme en France. La fiscalité doit évoluer avec son temps, mais elle doit rester juste, compréhensible et applicable.
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Et pour conclure, je vous laisse avec cette question :
La France doit-elle s’inspirer du modèle néerlandais et taxer des gains non réalisés, ou au contraire préserver le principe fondamental selon lequel on ne paie un impôt que sur un argent réellement gagné ?
À demain pour décrypter une nouvelle actu. 🎧

