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Pedro Décrypte l'Actu
Mort d’El Mencho : que change l’élimination du baron de la drogue mexicain ?
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Salut à toutes et à tous, bienvenue dans Pedro Décrypte l’Actu.

Ici, je décrypte une grande actualité par jour, en environ dix minutes, pour vous expliquer ce qui se passe dans le monde, avec du contexte, des faits, et surtout du recul.

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Nous sommes aujourd’hui le 25 février, et l’actualité que je décrypte avec vous est sans doute l’une des plus importantes et des plus marquantes de ces derniers mois.

Hier, le monde a appris la mort de Nemesio Rubén Oseguera Cervantes, plus connu sous le nom de Nemesio Rubén Oseguera Cervantes. Un nom qui inspire la peur depuis des années au Mexique et bien au-delà. El Mencho était le chef du cartel de Jalisco Nouvelle Génération, considéré comme l’un des cartels les plus puissants, les plus riches et les plus violents au monde.

Selon les autorités mexicaines, El Mencho est mort à la suite d’une opération militaire de grande ampleur menée dans l’État de Jalisco. Après des mois de renseignement, les forces de sécurité ont localisé sa cachette. L’objectif initial était de l’arrêter vivant, mais l’intervention a dégénéré. Il a été gravement blessé lors de l’assaut, puis est décédé peu après, pendant son évacuation.

L’annonce officielle de sa mort a provoqué une réaction immédiate. En quelques heures, des groupes armés liés à son cartel ont bloqué des routes, incendié des véhicules et attaqué des postes de police, des stations-service et des bâtiments publics. Plusieurs États mexicains ont été touchés simultanément, plongeant une partie du pays dans la peur.

Face à cette situation, le gouvernement mexicain a déployé des milliers de soldats supplémentaires afin de reprendre le contrôle et sécuriser les zones sensibles. Les autorités assurent que la situation revient progressivement à la normale, mais la tension reste très forte sur le terrain.

La mort d’El Mencho est un événement majeur car il incarnait une nouvelle génération de narcotrafiquants, extrêmement organisés et lourdement armés, capables de défier ouvertement l’État. Son cartel est notamment accusé d’avoir joué un rôle central dans le trafic de fentanyl, une drogue de synthèse responsable de dizaines de milliers de morts chaque année, notamment aux États-Unis.

Cette opération intervient également dans un contexte international tendu, où le Mexique subit une forte pression pour renforcer sa lutte contre le narcotrafic et restaurer la sécurité sur son territoire.

Depuis sa mort, une question centrale se pose : cela va-t-il réellement changer les choses ? Certains experts estiment que l’élimination d’un chef aussi puissant pourrait affaiblir durablement le cartel. D’autres redoutent au contraire un vide de pouvoir, entraînant des luttes internes et une explosion de la violence.

Sur le plan politique, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a salué une victoire majeure contre le crime organisé, affirmant que l’État ne céderait jamais face aux cartels. Aux États-Unis, plusieurs responsables ont également applaudi l’opération, estimant qu’elle porte un coup dur à un réseau criminel responsable de milliers de morts.

Mais de nombreuses voix appellent à la prudence. Des spécialistes de la sécurité rappellent que tuer ou arrêter un chef de cartel ne suffit pas à détruire un système. Tant que les causes profondes — pauvreté, corruption, manque d’opportunités et forte demande mondiale de drogues — resteront présentes, de nouveaux chefs émergeront.

Mon avis est clair. Il est nécessaire que l’État combatte des organisations criminelles aussi violentes. El Mencho était responsable de souffrances immenses. Mais cette victoire restera incomplète si elle ne s’accompagne pas d’un véritable travail social, économique et culturel.

La lutte contre les cartels ne peut pas être uniquement militaire. On ne peut pas demander à un seul pays de résoudre un problème alimenté par une consommation mondiale.

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Et je vous laisse avec cette question :
Pensez-vous qu’il est possible de gagner durablement la guerre contre les cartels sans remettre en question notre rapport collectif à la drogue et aux inégalités sociales ?

Merci de m’avoir écouté, et à très vite pour une nouvelle actu décryptée.